Biobble n°2006-518
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centenaire ; comme le monde a changé !
charron-charpentier
Campneuseville -
France
Né le 17/3/1906
à Campneuseville (seine-maritime) (France)
Décédé 6/9/2008
à campneuseville (Seine Maritime) (France)
Contact e-mail
http://pignard-lachaize.fr
http://gw.geneanet.org/elianepignard
Rédacteur
Eliane Pignard-Lachaize
Dédicace
102 ans ! hommage à mon cousin Edgar, cousin issu de notre aïeul commun Auguste Laurent Dercourt.
Crée le 27/2/2007
Modifiée le 16/9/2009
| 17 mars 1906 | Réhabilitation du capitaine Dreyfus |
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Edgar voit le jour à Campneuseville (Haute-Normandie), fils de Louis- Valère sabotier et petit-fils de Louis-Chéri, tailleur de verre. Son enfance est bercée par les secrets du verre et les difficultés inhérentes à ce métier très dur "pire que la mine, l'enfer" disait-on à l'époque ! 40 degrés dans les ateliers où les enfants travaillent à partir de 8/10 ans.
| 3 août 1914 | Début de la Première Guerre mondiale |
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Mobilisation générale : guerre contre l'Allemagne. Son père part au front, vers l'enfer !
| 16 juin 1918 | Fin de la première guerre mondiale |
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Edgar fait sa communion solennelle.
| 14 octobre 1918 |
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Blessé gravement en 1918, affaibli par les conditions difficiles rencontrées pendant ces années de guerre, Louis-Valère, le père d'Edgar, attrape ce que l'on appelait la grippe-espagnole. Il décède quelques jours avant la signature de l'armistice à l'hôpital militaire de Coincy dans l'Aisne.
| 1919 | traité de Versailles |
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L'absence du père est difficile, mais la vie continue, les mois passent. Sa mère ne supporte plus la sollicitude des voisins ni cette maison qui lui rappelle tant de souvenirs heureux. Ils quittent Campneuseville pour tenter d'oublier et tourner enfin la page.
| 1920 | Entrée en vigueur de la prohibition |
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Dès sa 14ème année, Edgar découvre divers "petits-boulots" : apprenti dans un garage, puis dans une fabrique de moules, pour la verrerie à Blangy, qu'il doit terminer à la lime afin qu'il ne reste aucune aspérité susceptible de créer des imperfections dans les flacons. Mais il rêve d'avoir, enfin, un vrai métier.
A l'époque, on travaillait plus de 50 heures, du lundi-au-samedi, cela laissait peu de temps aux loisirs pour s'occuper du reste : amitiés, amour...
| 1923 |
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retour à Campneuseville.
| 1925 | Joséphine Baker enflamme Paris |
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Il apprendra le métier de charron : une roue, çà parait simple, mais c'est loin de l'être ! C'est le royaume des fausses équerres, des biais savants permettant une grande puissance de résistance pour amortir les mouvements des bêtes qui ne sont pas réguliers, imprimant à la charrette des chocs latéraux qui doivent être compensés. Les pierres des routes, car elles ne sont pas asphaltées comme maintenant, font tressauter les attelages. Le poids des chargements, parfois énorme, les met à rude épreuve.
| mars 1926 | Commercialisation du réfrigérateur aux Etats-Unis |
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A 20 ans, Edgar est appelé au service militaire. Il sera artilleur comme son père au 51ème régiment à la caserne de Beauvais. Il sort sergent-chef, mais en piteux état, car les soldats sont mal nourris.
| 1927 | 1er film sonore |
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Edgar rencontre Denise à plusieurs reprises dans les bals du secteur. Il la remarque car elle est une des premières jeunes femmes à se couper les cheveux, d'ailleurs c'est une spécialiste puisqu'elle est coiffeuse. Elle a perdu son père en 1916, alors qu'il n'avait que 29 ans, cela les rapprochera. Son oncle et tuteur étant abbé, elle a été élevée en institution religieuse.
| 1928 | apparition de "Mickey Mouse" |
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Pendant l'été, Denise fait un stage à l'Ecole-Chaumier, prestigieuse maison de coiffure parisienne. Elle y apprend les techniques de coupes pour dames et de mise en plis sur cheveux courts. Une révolution !
| novembre 1928 |
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Mais c'est au bal des catherinettes qu'ils eurent vraiment le coup de foudre.
| 5 janvier 1929 | Jeudi noir à Wall Street |
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C'est dans le coeur de l'église de Pierrecourt où son oncle, l'Abbé Colboc est prêtre, qu'ils se marient. Le repas de noce a lieu dans un restaurant de Blangy et ils partent en voyage de noce, une dizaine de jours à Caule.
Edgar installe son atelier avec les fonds fournis par l'abbé Colboc. Enfin, il profite de la liquidation d'une entreprise de Guerville pour acquérir son outillage et compléter l'installation par l'achat d'une petite forge.
Mais, en 1929, le métier de charron est déjà en voie de disparition, car l'automobile allait vite se généraliser, plongeant le charron dans l'oubli, comme d'ailleurs le tonnelier ou le charretier.
Edgar devra se diversifier et toucher un peu à tout. Il lui arrivera même de fabriquer des tonneaux ou des cercueils !
| 7 novembre 1929 |
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Naissance de Jean son fils aîné.
| 1930 | apparition de "Quick et Flupke" |
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Les conséquences du crash aux Etats-Unis se fait sentir en France ; la vie est devenue plus dure. Toutefois, Denise n'a pas les pieds dans le même sabot, mais dans les mains ciseaux et fer à friser !
Son métier de coiffeuse lui permet d'équilibrer le budget familial avec des revenus complémentaires. L'ancien atelier de sabotier du père se transforme en salon de coiffure. Elle passe des barbes et cheveux clairsemés des messieurs aux chignons compliqués des dames, d'ailleurs, bientôt remplacés par les premières coupes à "la garçonne" malgré les réactions indignées de la population du village ébahie ...
| 1932 | Mise à l'eau du "Normandie" |
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L'électricité arrive, enfin, à Campseneuville, ce qui permet d'améliorer la technique des cheveux ondulés ou frisottés ! Vive les bigoudis...
| 1934 | mort de Bonnie and Clyde |
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Pour compléter le bonheur du couple, arrivée d'une jolie petite soeur : Françoise.
| 1936 | Congés payés et semaine de 40 heures |
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Le Front populaire, les grèves successives, désorganisent la vie économique. Dans les campagnes, c'est le déclin d'un grand nombre d'artisans. Il faut se débrouiller avec les moyens du bord.
| septembre 1939 | debut de la La Seconde Guerre mondiale |
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Mobilisation générale : Edgar est rappelé en sa qualité de sous-off. Cela le rend soucieux car il a, à peu près, le même âge que son père lors de la guerre de 1914. Il est affecté au ferrage des chevaux.
Rapidement, il paraît évident que la France n'est pas prête à faire la guerre. Les armes n'ont guère été améliorées depuis le dernier conflit.
Les Allemands, par contre, depuis dix ans, ont orienté leur industrie vers l'effort de guerre. Une fois la fameuse ligne Maginot contournée, l'armée française ne peut rien faire pour défendre le territoire. Ce n'est plus l'heure "d'essayer le matériel" comme l'ordonne les gradés dépassés par les évènements.
| mai 1940 | Les Allemands à Paris/L'appel du 18 juin |
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A Campneuseville, comme dans tous les villages de la région, les habitants abasourdis voient passer, en ce printemps ensoleillé, des soldats harassés qui tentent, sans directives précises et dans la plus grande confusion, de rejoindre leur cantonnement.
| 12 mai 1940 |
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Dans l'Estuaire de l'Escaut près d'Anvers, les soldats français attendent toujours des ordres qui ne viennent pas. Ils s'abritent comme ils peuvent, dans les wagons anglais abandonnés, sous le feu et la mitraille des tirs des avions allemands. Une vraie pagaïe, où à chaque instant, la vie peut basculer.
Edgar reçoit enfin l'ordre de transférer, en camions, les meilleurs chevaux à la gare de Lille. C'est là qu'il est capturé par les Allemands avec nombre de ses camarades.
Ils sont emmenés, à pied, à travers la Belgique, puis à la frontière allemande, entassés à 40 dans des wagons à bestiaux. Ils débarquent, affamés et sonnés, quelques jours plus tard en Allemagne du Nord, dans un pays de dunes où des tentes sont dressées pour les abriter du vent. Drôle de guerre, étrange défaite ...
| juin 1940 |
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C'est un de ces fameux stalags. La nourriture est rare et les prisonniers dorment dans des couvertures remplies de poux. Au bout d'une semaine de ce régime, ils commencent à s'inquiéter sur leur capacité à survivre dans de telles conditions.
En France, les nouvelles ne sont pas bonnes, les militaires subissent des revers successifs les obligeant à se replier sans cesse vers des positions plus au sud.
C'est l'effondrement militaire suivi de la capitulation !
Les envahisseurs Allemands arrivent bientôt à Campneuseville, s'installant dans les plus belles maisons du bourg. Chaque village aura sa "Kommandantur". C'est l'occupation.
| juillet 1940 |
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Edgar se porte volontaire et se retrouve en Westphalie à faire la moisson, à couper des pins dans la forêt. Il va y rencontrer des artisans, tel ce charron possédant un atelier bien outillé.
Il sera mieux traité et l'un deux le prend même en amitié. C'est là qu'il fait connaissance avec les abeilles et les ruches et sera initié au métier d'apiculteur, car le fermier voulait développer sa production de miel, en ces temps difficiles où toutes les denrées sont rationnées.
| 1943 | Jean Moulin est arrêté |
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En forêt d'Eu, en Haute Normandie, les Allemands se mettent à construire, dans le plus grand secret, de curieuses rampes de béton armé pour expédier sur Londres leurs V1 chargés de tonnes d'explosifs, avec lesquels ils espèrent détruire complètement la capitale anglaise.
Or, non seulement, ils n'arrivent pas à raser Londres, mais nombre de V1 tombent sur les maisons, les fermes, l'église du village ou dans les champs normands. C'est la panique. !
| 1945 | Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe |
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Après cinq années passées loin des siens, Edgar est enfin libéré. Les souffrances il les a connues, même si les soldats en 1940 ne se sont pas battus de la même manière que ceux de 14/18.
Edgar rentre à Campneuseville inquiet. Qu'allait-il trouver ? Il a déjà 40 ans et est conscient que ce conflit a été une guerre de mouvements, contrairement à la précédente, que ce soit sur terre avec les chars et les voitures ou en mer et dans l'air avec l'aviation. Le monde change...., il s'industrialise de plus en plus vite.
| juin 1945 |
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Il a entendu parler des très nombreux bombardements en Normandie à cause du débarquement Allié en 1944, qui auraient ravagé les villes et les villages. Aussi, c'est avec bonheur et émotion qu'il retrouve son village à peu près intact, sa maison, sa famille, ses deux enfants devenus grands.
Il reprend son métier de charron et doit réparer de vieilles charrettes en attendant avec angoisse que le paysan achète un tracteur et une voiture. L'époque des chevaux est définitivement révolue.
| 1946 | De Gaulle démissionne |
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La famille se complète par la naissance d'un petit garçon prénommé Alain.
Peu-à-peu, le charron devient menuisier-charpentier, car il faut se remettre à l'ouvrage et vite !
En réalité, l'après-guerre est difficile, c'est le temps des restrictions. Edgar n'est pas riche, il doit accomplir toutes sortes de travaux. Il passe son permis de conduire, achète une Torpédo-Renault, qu'il aménage en camionnette pour faciliter ses déplacements.
Il a plaisir à travailler le bois et se mettra à fabriquer des charpentes, escaliers, fenêtres, volets, huisseries, pupitres d'écolier et deviendra polyvalent. Il va assurer, aussi, de gros chantiers comme les réparations au Château de Guerville, ancienne propriété de la soeur de Louis XIV;
Toutes sortes d'artisans vont disparaitre des campagnes ; le bourrelier, le vannier, les vachers, les bergers,..... Il faut s'adapter de gré ou de force.
| 1947 | Mort d'Al Capone |
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C'est l'après-guerre : les anciens prisonniers de guerre, enfin revenus, reprennent tant bien que mal leur vie de famille. Ils ont plaisir à se retrouver dans les associations d'anciens combattants, parlant d'une époque qu'ils n'arrivent pas à oublier.
Les enfants retournent à l'école et la kermesse comme la distribution des prix donne l'occasion de se réjouir. Le football retrouve ses supporters, la fanfare municipale ses musiciens. On fête dignement la Sainte-Catherine, la Sainte-Barbe, .. lors de mémorables banquets qui se terminent toujours, à l'aube, avec la soupe à l'oignon.
| 1950 | Premier direct télévisé en France |
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Les années sombres sont terminées, on allait pouvoir recommencer à vivre. Des orchestres voient le jour : les bals rouvraient, les valseurs tournaient des nuits entières, Luis Mariano et Tino Rossi faisaient rêver les midinettes, Edith Piaf recevait un énorme triomphe. On n'avait pas le temps de s'ennuyer.
| 1960 | JFK président |
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Les fêtes ont repris, telle la joyeuse fête du cidre avec son défilé de chars décorés de milliers de fleurs et de pommes.
| 1961 | Le premier homme dans l'espace |
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Lorsque son activité de charpentier est à peu près stabilisée, Edgar se mettra à l'apiculture, ce-savoir qu'il avait appris en Allemangne. Mais ses abeilles vivotaient sans résultat spectaculaire.
| 1980 | Une femme à l'Académie française |
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C'est la retraite, alors il met tout son coeur et son énergie à soigner ses abeilles et réinstaller ses ruches. Il fait l'acquisition d'une douzaine de ruches et cherche le meilleur endroit pour les y placer. Ses abeilles avaient besoin du pissenlit, du trèfle blanc, de la floraison des épines, de celles des pruniers, des merisiers ou des tilleuls. Les coquelicots, le colza, les plantes fourragères parfumeront la seconde récolte de miel.
| 1991 | Mort de Gainsbourg |
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Un drame : le décès de son fils Alain.
| 1996 | Les cendres de Malraux transférées au Panthéon |
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Edgar a 90 ans, ses petits enfants lui offrent un livre : "la route du miel". A lire les conclusions des scientifiques, qui se contredisent, les abeilles posent toujours problème !
Les Noëls se succèdent toujours autour de repas gourmands mais, désormais, les années passent de plus en plus vite.
| mars 2006 | Muhammad Yunus est élu Prix Nobel de la Paix |
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Dans la joie et la bonne humeur, Edgar fête ses 100 ans, entouré des siens et des habitants du village réunis dans la salle des fêtes.
La municipalité a bien fait les choses car ce fut l'occasion d'une exposition sur la vie économique du canton. La salle polyvalente s'est transformée en éco-musée et nombre d'objets, de photographies, d'outils, ont pris place sur des stands, évoquant ainsi les cent dernières années passées. Comme le monde a changé !
Edgar, toujours bon-pied-bon-oeil, est arrivé en vieille voiture et le héros du jour fut accueilli par les sonneurs de Monchy-le-Preux, qui lui firent une haie d'honneur au son des cors de chasse. Des visiteurs en costumes d'époque accueillaient les nombreux invités.
| 21 mars 2006 |
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Puis, il y eu le verre de l'amitié, le champagne, la distribution de pain d'épice "fait-maison" grâce au miel et aux ruches d'Edgar, offert par les apiculteurs de Haute-Normandie.
Le soir un somptueux banquet réunissait amis, famille, cousins, le tout cloturé par un énorme gâteau !
Evidemment, il a vu disparaître bien des parents chers, des amis, et la maladie de Denise lui parait bien lourde à porter parfois. Par contre, ce jour-là, il a, enfin, fait connaissance avec "ses petits cousins" ayant quelques ascendants communs originaires de Campneuseville, trouvés grâce aux recherches généalogiques effectuées par certains.
Chacun pouvait admirer et remonter "l'arbre" exposé sur un joli panneau, alors que d'autres plongeaient sur l'ordinateur portable afin de découvrir les "branches" et les générations multiples remontant jusqu'au 17ème siècle.
En cherchant bien, toutes les vieilles familles du village, verriers pour certains, sont devenues cousines.
| 31 mars 2006 |
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Une très grande réussite cette journée, un moment exceptionnel. Bien plus que l'évocation de ce passé, c'est la biographie d'Edgar "cent ans au pays des verriers", un livre de 220 pages, qui attirait l'attention, car la vente était destinée à soutenir la recherche sur la maladie d'Alzhameir dont souffre Denise.
| 17 mars 2008 | Barack Obama est élu Président des USA |
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Bon anniversaire Edgard : 102 ans !
Où est le temps où l'on puisait l'eau au puits, où il n'y avait pas d'électricité, où il fallait couper le bois pour se chauffer, où le principal moyen de transport était la marche-à-pied, où la vie des ouvriers était si dure qu'elle se terminait brutalement dès la retraite prise, où les femmes mouraient trop souvent en couches, et leurs enfants aussi, sans avoir eu le temps de profiter de la vie ?
Edgar peut apprécier, mieux que quiconque, la lumière qui jaillit lorsqu'on appuie sur un bouton, l'eau au robinet, le chauffage automatique dans les maisons, les super-marchés qui regorgent de produits et de victuailles, les voitures, la télévision, le lave linge, le réfrigérateur, ... tout ce qui nous parait désormais essentiel à la vie.
l'histoire de la verrerie du Courval, (1) La verrerie du Courval a vu le jour voilà près de 400 ans et est née de deux histoires d'entreprises qui se rejoignent. |
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livre d'Odile Glinel livre édité à l'occasion du centenaire d'Edgar Renoux, |
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Quel est votre message pour les générations futures ?
Je souhaite que la jeunesse ne connaisse pas de guerre.
Que vous ont laissé vos ancêtres ? Que laisserez-vous à vos descendants?
le courage
Quelle est votre plus grande fierté ?
avoir travaillé le bois et aimé mon métier de charpentier.
Quel est votre chanteur ou chanson favorite ?
Maurice Chevalier
Quelle grande cause soutenez-vous ou aimeriez-vous soutenir ?
la recherche médicale